LES MÉGALITHES D’ AUVERGNE

  Dolmens et menhirs sont les premiers monuments de l’humanité, les vestiges  laissés par les premiers bâtisseurs de la préhistoire, il y a plusieurs milliers d’années.

Le transport et l’agencement de ces dalles de pierre énormes, lourdes de plusieurs dizaines de tonnes parfois, ont demandé des efforts colossaux pour des populations encore privés de moyens techniques performants.

Ceci prouve l’importance de ces monuments géants pour nos ancêtres du Néolithique.

Ces constructions spectaculaires, qui servaient de tombeaux dans le cas des dolmens, et qui sont encore mal expliquées dans le cas des menhirs, avaient certainement pour fonction principale d’affirmer la maîtrise du territoire de populations agricoles engagées sur la voie de la sédentarisation.

Ces colosses de pierre ont des pieds d’argile: nombre de mégalithes ont disparu, victimes des destructions religieuses, des aménagements ruraux, mais aussi de la bêtise des ignorants et des vandales.

Il importe donc de protéger ces monuments préhistoriques pour que les générations futures puissent les admirer et que les archéologues de demain étudient leur histoire qui est aussi la nôtre.

 

mise en place d’un menhir

mise en place d’un dolmen

Mégalithes du cantal :

le menhir d’ Arches est une sentinelle en bordure de la

D 38 entre Sourniac et Arches.

 

   

  De 1,80 mètre de hauteur, sa section est régulière et les hommes qui l’ont récupéré dans l’une des coulées basaltiques proches n’ont pas eu à le transporter sur une longue distance.

Son poids est de 3 tonnes, son sommet plat laisse à penser qu’il pu être arasé autrefois pour supporter une croix.

Jusqu’à une époque très récente, la pierre mystérieuse était connue pour ses vertus fertilisatrices.

les femmes venaient s’y frotter en espérant une solution à leurs problèmes.

   

Le dolmen de Mons est situé en bordure de l’autoroute A71, sur la commune de saint-Georges.

 

   

  Malgré ses dimensions modestes, il est un des mégalithes les plus célèbres d’Auvergne.

  A la fin du néolithique, vers 2200 ans avant Jésus-Christ, la population décide de construire un monument funéraire imposant probablement réservé à certains personnages importants.

Les hommes aménagent une aire où ils battissent une chambre avec de gros blocs qu’ils font venir de plus d’un kilomètre. Trois pierres sont érigées pour supporter une dalle de couverture et forment un couloir d’accès.

Sept personnes sont inhumées successivement avant que la chambre soit définitivement fermée et recouverte par un tumulus de pierres.

A la fin de l’âge de bronze, 1500 ans plus tard, on utilise ce dolmen pour brûler les corps.

Ces réutilisations successives d’un même monument montrent l’étonnante permanence des comportements humains.

Aujourd’hui on peut admirer l’architecture soignée de sa chambre funéraire et le site superbe qui l’entoure.

  Pour obtenir le poids d’un mégalithe, il suffit de calculer son volume et de le multiplier par sa densité ( 2,8 pour ces roches ).

 

   

Le dolmen de la Pierre au Prat a malheureusement souffert, exposé au gel et à la pluie depuis plus de 4000 ans, il comporte deux dalles de couverture alors que la plupart des édifices auvergnats ne comporte qu’une seule pierre sommitale.

 

   

    Les vieux d’Allanche connaissent bien le monument. Autrefois les jeunes venaient danser autour du dolmen lors de la nuit de la Saint-Jean et les femmes montaient sur les tables, persuadées que ce rituel leur assureraient la fécondité tant attendue.

Il faut aussi signaler la présence de très nombreux tertres funéraires qui datent de la fin de l’âge de bronze.

Le dolmen de Cousti est le monument le plus ancien de la commune. L’architecture du tombeau est simple : deux supports enterrés soutiennent une énorme dalle qui dépasse les 30 tonnes.

 Hélas, après les fouilles effectuées par un érudit local il ne reste rien de ses trouvailles.

 

 

  A toutes les périodes le monument a été fréquenté et vénéré. Les traditions populaires en faisaient le refuge d’êtres mystérieux aux pouvoirs extraordinaires. 

  Les trois menhirs de Foujichi se trouve facilement, même s’ils ont été déplacés lors de l’aménagement d’un terrain de sport.

Le seul qui est encore debout mesure 1,80 mètre, le second est renversé, tout comme le troisième. On ignore la fonction de ce groupements de plusieurs menhirs

 

 

   

Le menhir de Saint-Simon est un monolithe de 2,80 mètre de hauteur qui domine la vallée de la Cère.

 

 

  Une élégante croix en fer forgé, rappelant l’empreinte du christianisme le surmonte.

Ce sont ces hommes , pasteurs et agriculteurs qui l’ont érigé pour marquer leur emprise sur le territoire. C’était il y a plus de 4000 ans !

  

 Le réseau Hartmann :

En fait, aucun mégalithe n’a été construit au hasard, leur emplacement est déterminé suivant le tracé de lignes de forces crées par la rotation de la terre.

Elles se situent à 2 mètres de profondeur et influent sur le magnétisme du lieu. C’est la preuve que nos ancêtres possédaient déjà la connaissance des courants telluriques terrestres.

 

 

représentation du réseau Hartmann

dans un champs

 

  La position du menhir, est très importante. Elle se situe au croisement des lignes Hartmann et souvent coïncide avec le passage d’une source souterraine.

Ce mégalithe sert donc d’antenne aux forces telluriques et permet un équilibre déjà fragile des champs magnétiques terrestre.

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